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French Senator defends Embassy employees

Senator demands justice for French Embassy employees
Frenchculturenow. May 16, 2008

In a letter dated May 15, 2008, French Senator Charles Balesi, representing French expatriates in the United States, has announced his intention to investigate the urgent problems facing local recruits of the French Embassy in the United States.

France employs thousands of French and non-French employees at its Embassy, consulates, Unitied Nations, tourism and economic offices in the United States. These employees have recently become vocal critics of the Embassy’s exploitative labour practices, neglect of employee welfare, enforced unpaid overtime, union-busting, harassment, punitive terminations, and double standards which favour French expatriates at the expense of non-French employees.

At least a dozen Embassy employees have been fired in the last year for speaking out in favor of employee rights, and the French unions CGT abd CFDT have been busy for the last four years defending employees who have been unfairly terminated by the Embassy after from 7 to 20 years years of faithful service and excellent work evaluations.

Senator Balesi mentions in his letter the case of Laurence Pierre, who was fired by the Consulate General of France in Los Angeles after nine years of service. Without going into the merits of her case (which is just the latest of dozens) Balesi notes that these capricious terminations would be illegal in France; they result in painful suffering for the terminated employee; and they damage France’s reputation.

Balesi will soon be proposing for legislative approval a charter of fundamental principles to govern the Embassy’s managment of local recruits.

The French Embassy in the United States has not responded to Balesi’s letter, but in past cases of employee grievance it has denied wrongdoing and claimed blanket diplomatic immunity from examination or legal action, as it flouts French and American state and federal labour protections and legislation. “The diplomats make up the workplace rules as they go along, knowing they can hire and fire anyone anytime for any reason, without rhyme, reason, or recourse,” said one American ex-employee of the Embassy, who had seven years of excellent work reports and a merit raise, before he was fired by a new French political appointee without explanation, severance pay or letters of recommendation.

Some employee advocates who have followed this matter for years go so far as to suggest that the Embassy has a blacklist and is eliminating anyone who has been vocal advocate for workplace improvements, despite France’s legal protection of “dialogue sociale.”

“It’s a pogrom which started under President Chirac and Ambassador Jean-David Levitte, and which has been emboldened by Sarkozy’s anti-labour policies,” said the ex-employee. “The irony is that Sarkozy campaigned on ‘more pay for more work,’ but the Foreign Ministry and Embassy is viciously silencing internal critics who demand modernised and efficient administrative management.”

****

TEXT OF OPEN LETTER

2008-05-15

Claude Girault
Conseiller élu,
Côte Ouest EU
Assemblée des Français de l’Etranger

Mon Cher Claude,


Le cas de Madame Laurence Pierre dont le contrat n’a pas été renouvelé après neuf ans d’emploi par le Consulat Général de France de Los Angeles (cas dont je n’ai été informé que le 4 Mai dernier par courriel et notre conversation téléphonique) illustre bien l’urgente nécessité d’essayer de trouver un remède aux problèmes aussi multiples que divers qui semblent parfois accompagner les carrières des agents de l’Etat recrutés de droit local.

Je fais cette remarque tout en voulant expressément établir que n’ayant aucune connaissance dudit dossier je ne passe aucun jugement sur les détails et les mérites des parties en cause. Ce qui m’anime par contre est la conviction que de telles conclusions douloureuses – avec les conséquences parfois graves sur le plan humain surtout dans des pays comme les Etats-Unis dénués de protection sociale – pourraient être évitées suite à l’adoption par le législateur de principes fondamentaux.

C’est en considération de cette réalité que dans le cadre des compétences de l’Assemblée des Français de l’étranger j’entends initier une action visant à l’adoption d’une définition universelle des responsabilités et droits d’employeur et employé dans le langage de tous contrats émanant de services représentant directement ou indirectement l’Etat français.

Quoique n’étant familier qu’avec les problèmes uniques de la « double imposition » qui frappent les employés de droit local aux Etats-Unis, des conversations à Paris en mars dernier avec plusieurs de nos collègues d’autres continents ont renforcé dans mon esprit le bien-fondé d’une action qui serait menée par l’AFE visant à éliminer du langage des contrats d’emploi des Français recrutés à l’étranger des termes qui pourrait s’avérer discriminatoire dans leurs conséquences ; (cette démarche ne devra pas non plus ignorer les étrangers qui se trouvant dans des situations analogues voient souvent leurs rôles dévalorisés).Il va sans dire qu’il n’est pas question dans ce contexte de compromettre la liberté de gestion du Chef de poste ou de service sans laquelle tout organisme, public ou privé ne saurait fonctionner.

Je crois fermement que nous nous devons d’avancer que les Français agents de l’Etat recrutés de droit local à l’Etranger doivent purement et simplement bénéficier de la même législation du travail en existence en France. Comment justifier deux situations juridiques inégales, l’une ouvertement discriminatoire, alors que constitutionnellement tous les Français sont égaux en droit ?

Je préparerai sous peu un texte que j’entends t’envoyer. Ce texte pourrait devenir la baser d’un document sur lequel j’aimerais que nous puissions travailler ensemble.

J’envoie copie de ce courriel à ceux de nos collègues – Sénateurs et Conseillers – qui ont manifesté un intérêt soutenu depuis le début de l’affaire de la « double imposition » aux Etats-Unis. J’inclus dans ce groupe Christophe Frassa qui se trouve être les Président de la Commission des lois et Règlements et dont les connaissance dans le domaine de la procédure ont très vastes. J’espère que tu auras l’occasion de le rencontrer à Paris en Juin.

Je l’envoie naturellement à tous ceux des agents recrutés de droit local dont j’ai l’adresse Internet, charge à eux de le faire parvenir à ceux dont je ne l’ai pas.


Bien à toi,

Charles Balesi
Conseiller élu
Côte Est des E.U.